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“Déshabillez-nous » version vintage

Quand deux copines se lancent dans la seconde main, ça donne « Déshabillez-nous », une page Instagram qui recense des vêtements vintages disponibles à la vente. L’idée leur est venue avant les autres, alors que les pages de ce type fleurissent sur les réseaux sociaux ! Zoé Lechevalier et Émilie Sarrau reviennent sur cette expérience qui s’étend désormais jusqu’en France.

Récupérer, soigner, et revendre.

Le principe de Déshabillez-nous est assez simple : les deux acolytes s’occupent d’un stock de vêtements de seconde main, c’est-à-dire déjà portés, qu’elles ont récupéré la plupart du temps chez des grossistes à travers toute l’Europe. Une fois les pièces en main, elles lavent, recousent et remettent d’aplomb ces habits qui sont alors prêts pour une nouvelle vie ! Ils cherchent une âme en quête de style qui voudra bien les acheter et les porter. C’est dans ce principe que Zoé et Émilie gèrent une page Instagram qui se constitue comme un catalogue de vêtements, sauf que la vente se passe directement via message privé.

Un business qui a pris de l’ampleur.

Les deux entrepreneuses ne s’attendaient pas à autant de succès lorsqu’elles ont lancé leur compte il y a environ deux ans. Déshabillez-nous a d’ailleurs été, à un moment donné, l’une des plus grosses pages de vêtements de seconde-main en Suisse Romande, en termes d’abonnés. Avec une collection de vêtements de type vintage (années 1960, 70, 80) et plutôt classique, le compte recense aujourd’hui 5710 abonnés sur sa page. L’idée de proposer du vintage, c’est aussi de s’éloigner des pièces qu’on retrouve dans les grandes enseignes et que tout le monde se retrouve à porter….

Une démarche écoresponsable.

Porter des vêtements de seconde main, c’est devenu une réelle habitude pour Zoé et Émilie qui s’habillent aujourd’hui majoritairement avec du vintage. Lorsqu’elles sont allées visiter les grossistes, elles ont réalisé la quantité d’habits inutilisés qui pourraient “habiller deux générations entières”, selon Zoé. Pourquoi ne pas les réutiliser au lieu de reproduire de nouvelles pièces qui polluent ?